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La critique peut coûter cher sur la blogosphère

Fait rarissime : une blogueuse a récemment été condamnée pour la critique négative d’un restaurant relayée sur son support Internet. Selon Sud Ouest, l’établissement situé au Cap-Ferret a essuyé les commentaires acerbes de la jeune femme visant le personnel et l’organisation du restaurant.
Après la plainte pour « dénigrement » des restaurateurs, elle a été condamnée à 1 500 euros de dommages et intérêts, et devra également débourser 1 000 euros en frais de procédure.

 

En détail :

Pratiquement un an après avoir publié un avis négatif sur un restaurant du Cap-Ferret, la blogueuse Caroline Doudet a été condamnée à verser 1 500 € de dommages et intérêts.

La justice reproche à celle-ci le positionnement de son article qui se plaçait alors 4ème des résultats Google (en tapant le nom de l’établissement dans la barre de recherche). Or, pour Caroline Doudet (contactée par 01net), on lui a alors reproché quelque chose qu’elle ne contrôlait pas. « Il y a eu du référencement en termes de mots-clés et de lectures, mais je n’ai absolument rien fait de spécial pour faire remonter mon billet » affirme-t-elle, avant de préciser « de toute façon, je ne m’y connais pas assez pour ça ».
De son côté la restauratrice tient les propos suivants « en aucun cas nous ne tenons à bafouer la liberté d’expression, que nous défendons. Nous estimons simplement qu’il y a eu une volonté de nuire, en nous basant sur son comportement durant le dînerIl est normal et souhaitable que les gens puissent librement critiquer les restaurants, et tous les blogueurs sont les bienvenus chez nous. Il faut faire la différence entre la critique et l’insulte. »

Ce procès met le doigt sur la liberté d’expression sur Internet mais aussi sur les limites des critiques publiées. Si celles-ci sont négatives, elles peuvent être condamnées. Il est alors possible que ce type d’avis finissent par disparaître ; dans cette hypothèse quelle sera la valeur d’une critique positive ? Une règle reste toujours de rigueur : la critique doit demeurer prudente et objective et ne doit pas être inspirée par le désir de nuire à autrui.

Comme le disait Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ».

Source : www.nouschrd.fr

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