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Le Cidre … sa petite Histoire …

la Pomme:

Après qu’Eve l’eût croquée, la pomme n’a cessée de marquer l’Histoire par une présence ponctuelle et déterminante au fil des siècles.

Ainsi sauva-t-elle Guillaule Tell du tyran, fût une révélation extraordinaire pour Isaac Newton ou encore, aida Pasteur à analyser le phénomène de fermentation pour aboutir à la découverte de ce que l’on appellera plus tard, la « pasteurisation ».

 

Le cidre :

Le mot cidre viendrait du latin « sicera », venant lui-même du mot hébreu « chekar » signifiant boisson enivrante.

Avant l’ère chrétienne, les différents peuples de l’Europe avaient réussi à tirer des boissons plus ou moins analogues au cidre, tiré du jus de pomme, on sait que les hébreux buvaient du « Shekar » et les grecs du « Sikera ».

Fin XIII ème, arrive la presse qui permet au cidre de marquer sa popularisation. Dans les tavernes on le débite en concurrence avec le vin et la bière.

 

Fabrication

Les derniers jours d’Août et jusqu’en Novembre, les cidriers s’affairent pour le ramassage des pommes, premières grande étape de l’élaboration du cidre.

Après avoir été lavées, elles seront étalées sur une litière (à l’air libre en général) pour parfaire lentement leur maturation.

Quelques semaines plus tard, après un subtil mélange de variétés (douces, douces amères et aigres) garant de qualité, de l’équilibre et de la bonne conservation du cidre, ces pommes seront broyées pour obtenir le « marc » puis pressurées afin de transformer ce marc en « jus » (ou moût).

Ce jus est transvasé au fur et mesure de son écoulement, dans le fût où il travaille pendant quinze jours avant que ne commence la fermentation. De la durée de fermentation dépendra le type de cidre souhaité: quelques jours pour le « doux », plusieurs mois pour le « brut ».

Le goût du cidre évolue différemment suivant les années, le terroir, les variétés de pommes utilisées et bien sûr du savoir faire du cidrier.

Le cidre est un produit fragile, instable et délicat à conserver, c’est pourquoi il est conseillé de le boire dans l’année de sa mise en bouteille.

 

Pourquoi, le cidre se sert-il dans les bolées ?

Dans les campagnes d’autrefois, le verre et la faïence n’étant pas monnaie courante et cher, chacun fabriquait alors sa vaisselle, le plus souvent en terre cuite. Les verres ressemblaient donc plus à des petits bols que l’on appelle aujourd’hui bolées. Le cidre étant la boisson la plus courante et la plus simple à produire soi-même, l’association du cidre et de la bolée est évidente.

4 Responses so far.

  1. Cavier dit :

    Dans les campagnes bretonnes le cidre était tire dans un seau. Chacun se servait avec sa bolee.

  2. Pertuisel Jean-Luc dit :

    Bonjour,
    Merci pour commentaire sur le cidre et l’origine de la bollée, qui confirme, étant breton, ce que je pensais depuis bien longtemps.
    Cordiales salutations

  3. Joly dit :

    En Normandie on dit une moque (idem Mokk germanique et mug anglais)
    Utilisée essentiellement au travail ou part les plus pauvres. Sinon le verre était le plus souvent utilisé surtout après 1945.

  4. Krenvig dit :

    si l’expression “boire une bolée” est bien connue en pays gallo, et remonte sans doute effectivement à une époque où le verre était rare, je n’ai pour ma part, dans ma jeunesse déjà ancienne, jamais connu une ferme où le cidre n’était pas servi dans un verre! (toujours présent sur le fût, avec parfois un chiffon pour l’essuyer rapidement!).L’utilisation du bol de grès de nos jours est bien artificielle et remonte à la vogue des crèperies. Pour ma part je bois toujours le cidre dans un verre et ne cède pas à cet usage de pur marketing.

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